Guide matériel
Mon matériel pour le GR20
Voici le matériel que j’ai utilisé ou que je recommande pour préparer un GR20 complet. L’objectif n’est pas d’emporter le plus d’équipement possible, mais de trouver le bon équilibre entre sécurité, confort, poids et efficacité sur le terrain.
Poids du sac
L’objectif principal : alléger sans se mettre en danger
Sur le GR20, le poids du sac change complètement l’expérience. Chaque kilo en trop se ressent dans les montées, les descentes, les pierriers et les passages techniques. L’objectif n’est pas de partir ultraléger à tout prix, mais de garder uniquement ce qui sert vraiment.
| Repère | Objectif raisonnable | Mon avis |
|---|---|---|
| Poids cible idéal | 8 à 10 kg hors eau et nourriture si possible. | Très bon équilibre pour avancer longtemps sans subir le sac. |
| Poids acceptable | Autour de 12 kg hors eau et nourriture. | Ça reste jouable, mais chaque descente devient plus exigeante. |
| Au-delà | 12 kg et plus, surtout avec beaucoup d’objets “au cas où”. | Le GR20 devient nettement plus pénible, notamment dans le Nord. |
À retenir : chaque objet doit servir souvent, protéger d’un vrai risque ou remplacer plusieurs objets. Le reste finit vite par peser plus dans les jambes que dans la tête.
Portage
Sac à dos
Le bon sac n’est pas forcément le plus grand. C’est celui que tu peux porter plusieurs heures, chargé, dans la chaleur, sur terrain irrégulier, sans créer de douleur inutile.
Quel volume selon ton mode de nuit
Le volume doit suivre ton autonomie, pas l’inverse. En refuge avec demi-pension, 35 à 40 L suffisent. En tente ou en bivouac, avec duvet chaud, matelas et réchaud, compte plutôt 45 à 55 L. Choisir trop grand, c’est s’autoriser à le remplir.
Le réglage qui change tout
Un sac bien réglé fait porter 70 à 80 % du poids sur les hanches, pas sur les épaules. On serre d’abord la ceinture ventrale sur le haut du bassin, puis les bretelles, puis les rappels de charge. Mal réglé, même 8 kg détruisent les épaules dès la première montée.
Dos ventilé ou plaqué
Un dos en filet tendu limite la transpiration sur les longues montées sans ombre du Nord. Un dos plaqué reste plus stable et proche du corps sur les passages techniques et les arêtes. C’est un compromis entre fraîcheur et précision.
Ce que je viserais
- Un volume d’environ 40 à 50 L selon ton autonomie, ton couchage et ton mode de nuit.
- Une vraie ceinture ventrale, parce qu’elle soulage les épaules sur les longues journées.
- Un dos respirant, utile en été quand les montées s’enchaînent sans ombre.
- Des sangles de compression pour stabiliser la charge sur les passages techniques.
- Une housse de pluie ou un sac étanche intérieur pour protéger le couchage.
- Des poches accessibles pour eau, téléphone, crème solaire, lunettes et snacks.
Le piège classique
Choisir un sac trop grand donne envie de le remplir. Sur le GR20, cette marge se paie tous les jours. Je préfère un volume raisonnable, préparé à l’avance, puis testé chargé sur une vraie sortie avant le départ.
Le seul vrai test : une sortie chargée au poids réel, eau comprise, avec du dénivelé, avant de partir. C’est là qu’on découvre un point de friction, une bretelle mal placée ou un dos qui ne respire pas — pas à Calenzana le premier jour.
Pieds
Chaussures
Sur le GR20, les chaussures font la différence. Le terrain est très caillouteux, technique, irrégulier, et les descentes peuvent faire autant de dégâts que les montées.
Priorités
Accroche, stabilité, protection et confort. Une semelle rassurante vaut mieux qu’un modèle choisi uniquement pour gagner quelques grammes.
Trail, rando ou mid
Une chaussure de trail solide passe bien si tu es léger, entraîné et à l’aise sur le rocher. Une chaussure de rando mid rassure davantage sous une charge lourde ou sur les longues descentes cassantes.
Tige basse ou mid ?
La tige basse offre liberté et légèreté pour un randonneur habitué. La tige mid maintient la cheville si elle est fragile ou si tu portes lourd sur terrain instable.
La semelle
Une semelle crantée à gomme adhérente (type Vibram) fait la différence sur la dalle et le rocher humide du Nord. Une bonne rigidité protège la voûte plantaire sur les longues journées de pierriers.
Chaussettes et ampoules
Des chaussettes techniques anti-frottement, sans coton, changées ou retournées à mi-journée. Une couture qui frotte ou une chaussette humide suffit à lancer une ampoule.
Le rodage
Plusieurs sorties chargées avant le départ, en montée et surtout en descente. Une pointure qui accepte le gonflement du pied en fin de journée et par forte chaleur évite les ongles noirs.
À éviter : découvrir ses chaussures à Calenzana. Même une très bonne paire peut devenir un problème si elle n’a jamais été testée chargée, en descente, avec les chaussettes prévues.
Nuits
Couchage
Même en été, les nuits peuvent être fraîches en altitude. Le couchage doit rester compact, mais suffisamment sérieux pour récupérer vraiment.
Refuge, tente ou bivouac
C’est le choix qui détermine tout le reste. En refuge, un drap de sac peut suffire l’été. En tente ou en bivouac, il te faut un vrai duvet, un matelas isolant et de quoi affronter une nuit fraîche en altitude.
Sac ou quilt : la température
Je viserais une température confort autour de 5 à 10 °C selon la période et ta frilosité. En mai, juin, septembre ou octobre, je prendrais plus de marge. Le quilt gagne en poids, le sac protège mieux du froid.
Le froid d’altitude
Même en plein été, les refuges sont souvent entre 1 400 et 2 000 m. Les nuits peuvent descendre près de 5 °C, et le vent fait chuter le ressenti. Sous-estimer ça, c’est mal dormir et mal récupérer.
Le matelas et le R-value
Le R-value mesure l’isolation au froid du sol. Pour le GR20 en été, un R-value de 2 à 3 suffit généralement. Un matelas gonflable léger ou une mousse fiable change beaucoup la récupération.
Compacité et poids
Le couchage est l’un des gros postes de volume avec la tente et les vêtements. Un duvet en plumes se compresse mieux ; un garnissage synthétique tolère mieux l’humidité.
Drap, oreiller, détails
Un drap de sac est utile en refuge ou pour l’hygiène. Pour l’oreiller, un modèle gonflable léger ou des vêtements roulés dans une polaire suffisent largement.
À retenir : sur un effort de douze jours, la qualité du sommeil compte autant que le poids du sac. Un couchage un peu plus lourd mais qui te fait vraiment récupérer est souvent un bon calcul.
Couches
Vêtements
Je garderais un système multicouche simple : respirant quand il fait chaud, protecteur quand le vent ou l’orage arrive, sec pour dormir.
Couche 1 — la peau
Le t-shirt au contact de la peau évacue la transpiration. Le mérinos régule la température et limite les odeurs sur plusieurs jours, mais sèche lentement. Le synthétique sèche plus vite mais sent plus vite. Jamais de coton.
Couche 2 — l’isolation
Une polaire fine ou une doudoune légère pour les pauses, les sommets ventés et les soirées au refuge. Compacte et chaude pour son poids, c’est la pièce qui te garde au sec et au chaud à l’arrêt.
Couche 3 — la protection
Une veste imperméable et coupe-vent fiable. En altitude, un orage peut éclater vite et le vent fait chuter le ressenti. C’est une pièce de sécurité, pas un luxe : on ne la laisse jamais à la maison.
La base utile
- Un t-shirt respirant porté et un t-shirt de rechange.
- Une seconde couche chaude légère : polaire fine ou doudoune selon saison.
- Une veste imperméable/coupe-vent fiable.
- Short ou pantalon léger, selon la période et ta tolérance au froid.
- Chaussettes de qualité, casquette ou chapeau, buff contre soleil, vent et transpiration.
Ce que je limiterais
Les vêtements de rechange doivent rester mesurés. Tu n’as pas besoin d’une tenue propre par jour : tu as besoin de pièces qui sèchent vite. Le coton est à éviter, car il sèche mal, garde l’humidité et devient vite inconfortable.
La règle des trois couches : on ajoute ou on retire une couche au lieu de tout porter en même temps. On part souvent en montée légèrement frais : le corps chauffe en quelques minutes, et on évite de transpirer dans des vêtements qu’on devra sécher le soir.
Hydratation
Eau et hydratation
La capacité minimale varie selon les étapes, la météo et ton rythme. En été, je préfère prévoir large, surtout sur les portions exposées.
Combien emporter
En conditions normales, 1,5 à 2 L entre deux points d’eau. Sur une longue étape de crête exposée en pleine chaleur, je monte à 2,5 voire 3 L. Mieux vaut un peu de poids en trop que de rationner sous le soleil.
Les étapes exposées
Certaines portions de crête, surtout dans le sud, n’offrent ni ombre ni eau pendant des heures. Ce sont elles qui dictent ta réserve, pas la moyenne de la journée.
Où refaire le plein
La plupart des refuges et bergeries disposent d’un point d’eau. Mais entre deux, il peut ne rien y avoir de fiable. On remplit dès qu’on peut, sans attendre d’être à sec.
Poche, bouteille ou flasque
La poche à eau pousse à boire régulièrement sans s’arrêter. La bouteille ou la flasque aide à voir précisément ce qu’il reste. Beaucoup combinent les deux pour le confort et le suivi.
Pastilles ou filtre
Les pastilles sont légères et sûres, mais lentes et au goût marqué. Un filtre léger donne une eau immédiate et agréable. L’un comme l’autre rassure si tu puises dans un ruisseau ou une source non aménagée.
Boire avant la soif
Sur les étapes chaudes et exposées, la soif arrive déjà en retard sur le besoin réel. Boire régulièrement par petites gorgées évite de courir après la déshydratation tout l’après-midi.
Ma règle terrain : partir avec une vraie réserve sur les longues portions exposées, et ne jamais quitter un point d’eau sûr en pariant sur le suivant. La déshydratation casse une journée bien plus vite que deux cents grammes d’eau en plus.
Navigation
Électronique
L’électronique doit aider, pas devenir une dépendance fragile. Le réseau est variable, la batterie descend vite avec le GPS, les photos et la chaleur.
Pourquoi la batterie chute
Le GPS, l’écran lumineux en plein soleil, le froid de la nuit et surtout la recherche de réseau dans les zones sans couverture vident une batterie bien plus vite qu’en ville. C’est le mode avion qui sauve l’autonomie.
Quelle powerbank
Une powerbank de 10 000 mAh recharge un smartphone environ deux à trois fois : assez pour plusieurs jours en gérant bien. Pour douze jours sans prise fiable, certains montent à 20 000 mAh, au prix du poids.
Naviguer hors ligne
Cartes et traces GPX téléchargées à l’avance, vérifiées avant le départ. La navigation hors ligne ne dépend pas du réseau et consomme peu. C’est ta vraie sécurité d’orientation, pas la connexion mobile.
Ce que je prendrais
- Smartphone avec cartes et traces téléchargées hors ligne.
- Montre GPS ou application fiable pour suivre l’effort et l’itinéraire.
- Powerbank, câble court et mini chargeur secteur.
- Lampe frontale, indispensable si départ tôt, arrivée tardive ou nuit compliquée.
La bonne habitude
Mode avion dès que possible, luminosité raisonnable, traces hors ligne et batterie gardée en réserve. Je ne compterais jamais uniquement sur le réseau pour m’orienter ou prévenir.
À retenir : l’électronique aide mais ne doit jamais devenir ton seul filet. Une trace hors ligne, une batterie gardée en réserve et un minimum de lecture du terrain valent mieux que de dépendre d’un réseau qui disparaît dès qu’on en a besoin.
Sécurité
Trousse santé
Je ne partirais pas avec une pharmacie énorme, mais je garderais l’essentiel. Sur le GR20, une ampoule ou un frottement mal géré peut gâcher plusieurs jours.
Pieds et peau
Pansements ampoules type seconde peau, tape ou strap, anti-frottements, désinfectant et crème solaire SPF50. Sur le GR20, ce sont les pieds qui lâchent en premier, bien avant les jambes.
Le kit anti-ampoules
Le plus important de la trousse. Pansements hydrocolloïdes, tape pour protéger un point chaud dès qu’on le sent, petits ciseaux et compresses. On traite une rougeur tout de suite, jamais une fois l’ampoule formée.
Douleurs et articulations
Antidouleur courant si tu le tolères, anti-inflammatoire selon avis médical, bande ou strap pour soutenir une cheville ou un genou fatigué sur les longues descentes.
Ventre et imprévus
Antidiarrhéique, sels de réhydratation et tes médicaments personnels en quantité suffisante pour toute la traversée. On ne trouve pas de pharmacie entre deux refuges.
Ce qui sert vraiment
Une petite trousse bien pensée bat une grosse trousse jamais ouverte. Pansements, tape, antidouleur, protection solaire et médicaments perso couvrent l’immense majorité des bobos réels du parcours.
Fond de sécurité
Couverture de survie, sifflet, documents utiles dans une pochette étanche, un peu d’espèces et de quoi gérer un imprévu ou une nuit non prévue.
Le réflexe qui sauve la semaine : traiter chaque point chaud dès qu’on le sent, à la première pause, sans attendre. Une minute de tape au bon moment évite trois jours à boiter.
Énergie
Nourriture de journée
Je ne me limiterais pas aux repas du soir. Les longues journées se jouent aussi dans les petites prises régulières : snacks, sel, sucre, gras, ce qui passe quand la fatigue arrive.
Combien manger
Une grosse journée de GR20 peut brûler 3 000 à 4 500 kcal. Impossible de tout compenser en marchant, mais il faut éviter le grand déficit qui te coupe les jambes au troisième jour. On mange souvent, même sans grande faim.
Facile à manger
Barres, fruits secs, noix, biscuits, compotes ou autre snack qui passe vite, même quand l’estomac est fermé par l’effort et la chaleur.
Plus salé
Saucisson, fromage à pâte dure ou équivalent si ça tient à la chaleur. Le sel et les électrolytes aident à compenser ce qu’on perd en transpirant sur les grosses journées.
Le ravitaillement
Peu d’étapes permettent un vrai réassort. Vizzavona, à mi-parcours, coupe le GR20 en deux et reste le point le plus pratique. Haut-Asco et Castel di Vergio dépannent aussi. Entre ces points, tu portes tout.
Quand l’appétit coupe
La chaleur et l’effort ferment souvent l’estomac en pleine journée. Le sucré et le liquide (compotes, boissons, fruits secs) passent mieux que le salé lourd. L’objectif : avaler de l’énergie même sans faim.
La réserve de sécurité
Je garderais toujours une petite marge : une barre et un repas lyophilisé d’avance. Un retard, un orage, un refuge complet ou plus loin que prévu, ça arrive vite.
Le piège classique : partir trop léger en nourriture pour gagner du poids, puis s’effondrer en énergie sur les longues étapes. Sur douze jours, le déficit s’accumule. Mieux vaut quelques snacks en trop qu’une fringale en pleine montée.
Retour d’expérience
Ce que je reprendrais
Ce sont les choix que je garderais sans hésiter, parce qu’ils apportent du confort, de la sécurité ou une vraie efficacité sur le terrain.
Portage et pieds
- Sac confortable et pas trop grand.
- Chaussures déjà testées.
- Bâtons, si tu les utilises déjà ou si tes genoux les apprécient.
Protection
- Buff et casquette.
- Vêtements respirants.
- Veste pluie fiable.
- Système d’eau simple et robuste.
Sécurité pratique
- Lampe frontale.
- Powerbank.
- Trousse ampoules.
- Cartes et traces hors ligne.
À ajuster
Ce que je changerais
Je garde volontairement cette liste prudente : elle dépend de la saison, de ton mode de nuit et de ton niveau d’autonomie. Mais l’idée reste la même : moins de doublons, plus de cohérence.
Poids et doublons
Je réduirais encore le poids des vêtements, j’éviterais les doublons inutiles et je me méfierais des objets “au cas où” trop lourds, surtout s’ils ne servent ni souvent ni à gérer un vrai risque.
Préparation
Je testerais davantage certains éléments avant le départ, notamment le sac chargé, les chaussures en descente, la veste pluie et la manière de répartir nourriture et eau selon les étapes.
À éviter
Les erreurs à éviter
Le GR20 ne pardonne pas toujours les mauvais choix répétés. Beaucoup d’erreurs ne sont pas graves seules, mais elles s’additionnent avec la chaleur, la fatigue et le terrain.
Matériel non testé
- Partir avec des chaussures neuves.
- Ne pas tester son sac chargé.
- Trop compter sur le téléphone ou le réseau.
Poids inutile
- Prendre un sac trop lourd.
- Emporter trop de vêtements.
- Ajouter des objets “au cas où” sans vraie utilité.
Risques sous-estimés
- Négliger la chaleur.
- Oublier la protection solaire.
- Sous-estimer les descentes.
- Oublier la prévention des ampoules.
Mon retour terrain
Mon équipement exact, pièce par pièce
Au-delà des principes, voici la liste exacte de ce que j’ai porté sur le GR20 — pièce par pièce, avec le prix, le poids quand je l’ai, un lien vers le produit et mon retour d’expérience honnête, y compris ce que je ne reprendrais pas. Ce n’est pas une liste de sponsors : juste mon matériel réel, pour t’aider à comparer.
Sac à dos
Osprey Atmos AG 50
Le système de dos suspendu Anti-Gravity fait une vraie différence sur les longues montées sans ombre du Nord : le filet tendu colle au dos et laisse circuler l’air, on transpire nettement moins. La ceinture ventrale reporte bien la charge sur les hanches et soulage les épaules sur les grosses journées. Deux bémols honnêtes : à presque 2 kg à vide, c’est un sac lourd pour la catégorie, et 50 L donnent toujours envie de remplir l’espace en trop. Bien réglé et rempli avec discipline, il reste un compagnon très confortable sur douze jours.
Voir le produitOsprey Ultralight Raincover Large
Je ne l’ai pas sortie une seule fois en marchant. Elle m’a uniquement servi la nuit, lors des épisodes orageux, à couvrir le sac pour le protéger au maximum de l’eau de pluie. C’est un accessoire léger qui ne sert que ponctuellement — mais la nuit où il pleut sérieusement, on est content de l’avoir.
Voir le produitCouchage
Tente Simond MT900 1P
Rapport qualité/prix difficile à battre chez Decathlon. Autoportante, elle se monte vite même sur sol caillouteux où planter des sardines est galère, et elle tient bien au vent — un vrai critère sur les cols et les bivouacs exposés du GR20. L’espace est compté pour une place mais suffisant pour dormir et ranger l’essentiel à l’abri. Sur l’ensemble de la traversée, elle a fait le job nuit après nuit sans faiblir.
Voir le produitMatelas Simond MT500
Un matelas mousse basique, mais c’est justement sa force : impossible à crever, on le sangle à l’extérieur du sac sans stress. L’isolation du sol reste modeste, donc à réserver aux nuits d’été pas trop froides. Pour le prix et la fiabilité, c’est un choix raisonnable quand on accepte un peu moins de confort qu’un gonflable.
Voir le produitSac de couchage Millet Alpine LTK 900
Confortable même au-dessus de 1 500 m, en plein mois d’août. Le garnissage duvet se compresse très bien et tient chaud pour son poids, ce qui rassure quand les nuits en refuge ou en bivouac descendent plus bas qu’on ne le croit en altitude. Un peu encombrant une fois sorti, mais sur douze nuits, un sommeil de qualité valait largement ce volume dans le sac.
Voir le produitVêtements
Veste de pluie K-WAY 4.0
Le coupe-vent/imperméable ultraléger par excellence : il se plie dans sa propre poche et ne se sent presque pas. Parfait contre les averses passagères et surtout contre le vent de crête qui fait chuter le ressenti. Ce n’est pas une coque de haute montagne, mais pour la météo estivale du GR20 c’est le bon compromis poids/protection — je ne l’aurais pas échangé contre plus lourd ni plus cher.
Voir le produitPolaire North Face Yumiori
Ma couche d’isolation pour les pauses, les sommets ventés et les soirées au refuge. Chaude pour son poids, respirante, elle se porte aussi bien sous la veste de pluie qu’à l’arrêt quand la sueur de la montée refroidit. C’est la pièce qui m’a gardé au sec et au chaud chaque fois que le rythme baissait.
Voir le produitT-shirt Nike Trail Solar Chase × 2
Tissu technique respirant qui sèche vite, pensé pour le trail sous le soleil. Deux exemplaires en rotation : un porté, un qui sèche, ça suffit largement pour douze jours sans jamais se sentir négligé. L’évacuation de la transpiration est bonne même sur les longues montées exposées.
Voir le produitBoxer mérinos Simond MT500 × 2
Le mérinos limite vraiment les odeurs sur plusieurs jours, ce qui change tout quand on ne lave pas tous les soirs. Deux boxers en alternance ont couvert toute la traversée sans problème de confort ni de frottement. Sèche plus lentement que le synthétique, mais l’absence d’odeur compense très largement.
Voir le produitChaussettes mérinos Quechua Hike 500 2 paires
Deux paires alternées : une aux pieds, une qui sèche accrochée au sac. Mérinos là encore pour le confort et la gestion de l’humidité, sans coton qui macère. Aucune ampoule due aux chaussettes sur tout le parcours — c’est exactement ce qu’on demande à une chaussette sur le GR20.
Voir le produitShort Nike Dri-FIT Trail × 2
Léger, respirant, séchage rapide. Le fait d’en avoir deux permet d’en rincer un le soir et de repartir au sec le lendemain. Liberté de mouvement appréciable sur les pas d’escalade et les grandes enjambées en descente.
Voir le produitCasquette New Era Camo
Protection correcte du crâne et du visage, et un style que j’aime bien. Honnêtement, une casquette à visière plus longue, voire un modèle type Sahara avec protège-nuque, couvrirait mieux sur les sections de crête très exposées du Sud. Mais celle-ci a fait le job tout du long.
Voir le produitLunettes D.Franklin Wind Fifty
Confortables et stables, elles ne bougent pas même en transpirant ou en courant en descente. Sur le plan style/prix, rien à redire. Le seul point que je vérifierais avant d’y retourner, c’est l’indice de protection UV : en haute altitude, le rayonnement est plus agressif et mérite des verres adaptés.
Voir le produitChaussures
Hoka Anacapa 2 Mid Gore-Tex
Amorti généreux et confort immédiat, agréables sur les longues descentes cassantes et la marche d’approche. Mais je ne les recommande pas pour le GR20 : la semelle s’est révélée trop fragile pour le granite abrasif et les pierriers à répétition du sentier. Sur un terrain aussi exigeant, mieux vaut une semelle plus dure et plus résistante, quitte à perdre un peu de moelleux. C’est la pièce de mon matériel que je changerais en priorité.
Voir le produitSandales de repos Adidas Adilette Shower
Indispensables une fois la journée finie : douche au refuge, pieds qui respirent, soirée tranquille sans les grosses chaussures. Légères, elles se glissent dans une poche latérale du sac. On sous-estime leur valeur jusqu’au premier soir où l’on retire les chaussures de rando — là, on ne voudrait plus s’en passer.
Voir le produitEau & hydratation
Flasque souple Salomon Soft Flask 500 ml × 2
Deux flasques souples dans les poches pectorales du sac : on boit régulièrement sans s’arrêter ni retirer le sac, ce qui est précieux pour ne pas attendre la soif sur les portions exposées. Vides, elles ne pèsent et n’encombrent presque rien. Le complément idéal de la réserve principale.
Voir le produitPoche à eau Camelbak Fusion 2L
La réserve principale, avec sa fermeture étanche Tru-Zip facile à remplir et à nettoyer. 2 L couvrent la plupart des tronçons entre deux points d’eau ; sur les longues crêtes sans ombre du Sud, je complétais avec les flasques et la gourde. Boire au tuyau pousse à s’hydrater par petites gorgées tout au long de l’effort.
Voir le produitGourde filtrante Öko 650 ml
Ma sécurité pour puiser dans une source ou un ruisseau non aménagé sans risque. Le filtre donne une eau immédiate et sans goût, là où les pastilles sont lentes et marquent le goût. Un peu chère, mais sur douze jours en montagne, l’esprit tranquille sur la qualité de l’eau n’a pas de prix.
Voir le produitÉlectronique
iPhone 15 Plus
Je ne l’ai jamais utilisé en navigation : sur le terrain, j’ai suivi le balisage du GR20 et ma montre Garmin Enduro 2. L’iPhone m’a uniquement servi à prendre des photos et à garder le contact avec la famille quand le réseau le permettait. La grande batterie du modèle Plus reste un atout pour tenir plusieurs jours sans prise, mais dans mon usage réel, c’était avant tout un appareil photo.
Voir le produitMontre Garmin Enduro 2 Sapphire Solar
La pièce la plus utilisée de toute la traversée. Track GPS en continu, suivi de l’effort, du dénivelé et de l’itinéraire au poignet, et surtout une recharge solaire qui rend l’autonomie quasi infinie en pratique sur le GR20. Chère, mais c’est l’outil qui m’a le moins demandé d’attention — je n’ai jamais eu à m’inquiéter de sa batterie.
Voir le produitPowerbank Belkin 20 000 mAh
Rapport capacité/prix excellent. 20 000 mAh suffisent à tenir les douze jours en gérant bien : plusieurs recharges du téléphone, plus l’appoint pour le reste. À compter dans le bilan poids du sac, c’est le prix de la tranquillité quand on n’a pas de prise fiable avant plusieurs jours.
Voir le produitLampe frontale Petzl Actik 450 lm
Largement assez puissante pour les départs avant le lever du jour et les fins d’étape tardives. Je m’en suis servi moins que prévu, mais les matins de brouillard et les nuits en bivouac, elle devient tout de suite indispensable. Légère, fiable, avec une autonomie correcte — exactement ce qu’on attend d’une frontale de rando.
Voir le produitSanté & hygiène
Trousse de 1er secours Decathlon
Le kit de base, compact et pas cher. Dans les faits, j’ai surtout puisé dans les pansements ampoules et le désinfectant — ce sont les pieds qui souffrent en premier sur le GR20. On espère ne jamais avoir à l’ouvrir pour du sérieux, mais partir sans serait une erreur.
Voir le produitServiette microfibre ultra-compacte (M)
Légère, minuscule pliée, sèche en moins d’une heure. Le format M (60 × 80 cm) est le minimum pour être à l’aise après une douche. Détail qui compte : tous les refuges ne fournissent pas de serviette, donc la sienne fait vraiment partie de l’essentiel.
Voir le produitAccessoires
Couteau Opinel n°5
Le couteau minimaliste du routard : il ne pèse presque rien et coupe tout ce dont on a besoin sur le terrain — saucisson, fromage, pain, petits dépannages. Pas de gadget multifonction encombrant, juste l’essentiel qui fonctionne. Difficile de faire plus simple et plus efficace pour le poids.
Voir le produitBâtons de trek Simond MT900
Télescopiques et ultra-compacts, ils se rangent facilement quand le terrain demande les mains. Vraiment utiles dans les longues descentes du GR20 où ils soulagent les genoux et sécurisent l’appui sur le rocher instable. Une fois qu’on a goûté à l’aide qu’ils apportent sur douze jours, on ne repart plus sans.
Voir le produitÀ propos des poids : ceux marqués « ≈ » proviennent des fiches constructeur, les autres sont ceux de mon propre matériel. Quelques poids manquent encore et seront complétés. Les prix sont indicatifs (achats 2025-2026) et varient selon les modèles et les promotions.
Avant départ
Checklist express avant départ
Cette checklist n’est pas une vérité absolue. Elle sert de dernier passage en revue pour ne pas oublier les familles d’équipement importantes.